Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Quand les gouvernants se protègent des gouvernés…(source : el watan)

Publié par The Algerian Speaker sur 5 Avril 2011, 16:57pm

Catégories : #EJDID

arrestation du cerveau de l'affaireLes sit-in organisés, hier, devant les sièges de plusieurs institutions ont mis en alerte les services des forces de l’ordre qui ont investi, dès dimanche soir, les rues et ruelles voisines.

Alors que l’état d’urgence est officiellement levé, la capitale étouffe sous ce dispositif d’état de siège. La circulation automobile est presque impossible à certains endroits.
Avant-hier soir, des centaines de fourgons transportant les éléments des forces antiémeute et des policiers en tenue de combat étaient stationnés dans les artères principales de «Bled Sidi Abderrahmane». «Que se passe t-il ?» s’interrogeaient les passants. Des sit-in et des mouvements de protestation étaient annoncés pour la journée d’hier, et les éléments de la Sûreté nationale avaient apparemment pour mission d’empêcher les protestataires d’atteindre, et en premier chef le palais présidentiel d’El Mouradia, ainsi que les sièges des institutions de souveraineté.

Des dizaines de fourgons étaient alignés devant le Palais du gouvernement. La rue Docteur Sâadane offrait un spectacle effrayant avec cette couleur bleu foncé qui envahissait le paysage. «Tout ce dispositif pour empêcher de pauvres travailleurs de réclamer leurs droits !» s’écrie un jeune homme qui venait de sortir d’une pharmacie, située sur le même boulevard. La route Moutonnière avait vu également défiler les troupes de la police mobilisées pour la répression des sit-in. Ces troupes étaient réparties hier sur «les différentes zones de turbulences». La placette de Bir Mourad Raïs a vu ses embouteillages s’accentuer avec le dispositif impressionnant mis en place, dès les premières heures de la matinée, et ce, sous les bourdonnements incessants des hélicoptères. Ce quadrillage avait pour mission de dissuader les souscripteurs de l’Agence d’amélioration et de développement du logement (AADL) d’investir le palais présidentiel d’El Mouradia. «La police a apparemment d’autres missions.

Des transporteurs honnêtes se font racketter quotidiennement dans les stations de bus de la banlieue est, sans aucune protection, alors qu’un dispositif énorme est mobilisé juste pour disperser des protestants», s’indigne un chauffeur de bus, coincé dans un embouteillage. Les centaines de protestataires devant le siège de la direction générale de l’AADL, sise à Saïd Hamdine, ne devaient donc pas dépasser ce périmètre. C’est pour cela que la délégation qui s’est déplacée à El Mouradia n’a pas été autorisée à atteindre le siège de la Présidence. C’est au niveau de la rue Pékin que les membres de la délégation ont été sommés de se disperser en petits groupes encerclés par des centaines de policiers. Les protestataires n’avaient visiblement pas le droit de communiquer avec le monde «extérieur».


Le «grillage humain» empêchait tout contact avec les passants qui étaient eux aussi sommés de s’éloigner. Les représentants des protestataires de l’AADL qui réclamaient leur droit au logement n’ont pas réussi à atteindre les murailles protégeant le premier magistrat du pays, comme l’avaient fait, avant eux, les enseignants contractuels. Ces derniers ont réussi à avoir le dernier mot après plusieurs jours de rassemblement devant le palais de la Présidence à El Mouradia. La façade maritime des communes d’Alger-Centre et de La Casbah offrait une vue insolite : le boulevard Zirout Youcef était simplement fermé à la circulation automobile.

Les forces de l’ordre avaient investi les lieux, empêchant les patriotes en colère d’«envahir» le siège de l’Assemblée populaire nationale (APN). Les protestataires venus de plusieurs wilayas du pays s’étaient finalement retranchés au niveau de la place des Martyrs, où ils ont pu tenir leur rassemblement. «C’est ridicule ! On bastonne ceux qui agissent pacifiquement, alors que les gens de l’informel qui menacent sérieusement l’économie nationale se la coulent douce», lâche un commerçant installé à la rue Abane Ramdane.
 

Fatima Arab
 
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